Le blog de Sylvie Etche

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Le cirque de Gavarnie, huitième merveille du monde

 

En août 1843, Victor Hugo découvre le site de Gavarnie. Voici ce qu'il en a écrit :

 

"Vous avez visité peut- être les Alpes, les Andes, les Cordillères, vous avez depuis quelques semaines les Pyrénées sous les yeux ; quoi que vous ayez pu voir, ce que vous apercevrez maintenant ne ressemble à rien de ce que vous avez rencontré ailleurs. (...) Qu’est-ce donc que cet objet inexplicable qui ne peut pas être une montagne et qui a la hauteur des montagnes, qui ne peut pas être une muraille et a la forme des murailles ? C’est une montagne et une muraille tout à la fois ; c’est l’édifice le plus mystérieux du plus mystérieux des architectes ; c’est le Colosseum de la nature ; c’est Gavarnie."

 

 

Si cet article est classé dans la rubrique "clins d'oeil artistiques", ce n'est pas un hasard. Dame Nature a véritablement réalisé ici une grande oeuvre d'art.

 

Mieux : le cirque de Gavarnie est classé au Patrimoine Mondial de l'Unesco.

 

Et comme il se trouve tout près de chez nous, à moins de 1h30 de voiture de Tarbes, il était temps de partir enfin à sa découverte.

 

 Depuis Tarbes, direction Luz Saint-Sauveur puis Gèdre pour arriver à Gavarnie, le village le plus haut des Hautes-Pyrénées.

 

Et là, notre première mission consiste à trouver une place de stationnement. En effet, par cette magnifique journée ensoleillée de mois d'août, nous ne sommes pas les seuls à avoir eue l'idée de venir découvrir le site : des voitures de tous départements (et même de tous pays) s'agglutinent le long des rues.

 

D'ailleurs, le village fait opportunément payer 5 euros le stationnement à tout véhicule garé en son enceinte. Ce qui n'empêche pas les immenses parkings payants destinés aux touristes d'afficher complet. Nous longeons donc la route qui gravit la montagne bien après la sortie du village pour trouver, enfin, une place aux abords d'un fossé, et nous nous en estimons heureux.

 

Ce qui frappe à mesure que nous approchons du centre, c'est la solennité du lieu. Nous sommes en plein coeur du Parc Naturel des Pyrénées et cela se sent : le site impose le respect.

 

Il est l'heure de déjeuner, et à Gavarnie les plus beaux restaurants offrent un premier aperçu du cirque déjà étourdissant. Au loin, nous devinons aussi la célèbre Grande Cascade. 

 

Restaurant Gavarnie.jpg

 

 

 

 

 

Puis vient l'heure d'emprunter le premier chemin qui mène vers le cirque, dont l'enceinte semble nous appeler de ses bras majestueux.

 

 

Enceinte Gavarnie.jpg

 

 

 

 

 

A la sortie du village, ânes et chevaux se louent pour ceux qui préfèreraient faire l'ascension de façon plus originale, ou moins fatigante.

 

 

 

Anes Gavarnie.jpg

 

 

Chevaux Gavarnie.jpg

 

 

 

 

 

 

Mais le sentier est plat et semble très facile d'accès : on y croise vélos, poussettes et personnes de tous âges. Nous choisissons donc la marche, malgré notre tenue peu adaptée à la randonnée (je suis en short et sandalettes).

 

 

Chemin Gavarnie.jpg

 

 

 

 

Le chemin longe le ruisseau, et il est parsemé d'auberges aussi ravissantes les unes que les autres.

 

 

Auberge Gavarnie.jpg

 

 

 

 

 

 

Après 1 heure de marche le sentier se fait plus rocailleux, plus ardu aussi.

Les vélos et poussettes ont laissé place à des familles de marcheurs, et à des randonneurs munis de bâtons nordiques et chaussures de montagne. 

 

Le chemin reste cependant encore accessible aux promeneurs du dimanche, et la chaleur est rendue supportable grâce aux nombreux passages ombragés et à la compagnie permanente du ruisseau qui dévale la montagne.

 

Nous découvrons même un jacuzzi naturel,  mais à la température hélas peu accueillante : 10 degrés au mieux au toucher ?!

 

Jaccuzzi Gavarnie.jpg

 

 

 

 

 

 

Après deux heures de marche entrecoupées de plusieurs pauses pour admirer le paysage, boire au ruisseau ou reposer nos pieds mal chaussés, on sent que l'on n'est plus très loin du but.

 

 

 

 

Au loin, le vacarme de la cascade est maintenant perceptible. Avec ses 423 mètres de chute, il s'agit de la plus haute cascade d'Europe.

L'émotion que l'on ressent à sa vue à mesure que l'on s'en rapproche est difficilement descriptible. Peut-être est-ce tout simplement l'impression d'être petit, tout petit devant une beauté aussi somptueuse..

 

 

 

 

Grande Cascade Gavarnie.jpg

 

 

 

 

Et de façon plus prosaïque, alors que je sue à grosses gouttes je n'ai plus qu'un fantasme : aller me doucher dessous !

 

 

Au détour du dernier virage, alors que les signes de fatigues se font maintenant lourdement ressentir et que je maudis mes petites sandalettes, la bénie hostellerie du cirque apparait enfin !

 

Hostellerie Gavarnie.jpg

 

Hostellerie du cirque.jpg

 

 

 

 

C'est l'occasion de se désaltérer comme il se doit, et de faire également une photo mythique de la cascade :

 

Perrier Gavarnie.jpg

 

 

 

 

Pour les plus courageux, il est possible d'aller réellement au-dessous de la cascade. Mais celle-ci est à encore 1 heure de marche de l'hostellerie.

 

Au vu de l'heure avancée de l'après-midi, et de notre état de fatigue, la douche, ce sera pour la prochaine fois :  je me le suis promis !

 

 

 

 

 

 

 



10/08/2016
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